Présentation





le violonceleste

h. 80,00 x l. 80,00 cm
Au fond d’une impasse, à Paris, un atelier à l’abri des passants !
C’est là que, chaque jour, les muses capricieuses invitent le peintre à les découvrir d’abord. Une esquisse puis une autre, jetée chacune sur des feuilles de calque disjointes. Il assemble et brouille les petits papiers transparents, les juxtapose, les renverse, les superpose, les ajuste encore, pour bientôt, par chance, trouver « la » scène, l’architecture du tableau à venir.
 
Alors, le temps de l’élaboration de la toile peut commencer. Face à son châssis, le combat – la danse parfois -  peut s’engager. Les formes émergent, d’abord à l’acrylique pour jeter les bases, structurer l’ensemble, emplir le vide. Une fois l’espace « posé », les éléments sont passés au crible de la peinture à l’huile. Les heures se font plus lentes, plus minutieuses, plus concentrées. L’erreur serait fatale. Les couleurs « montent », les drapés de velours framboise habillent les corps immaculés, les ombres creusent les arêtes des visages émaciés, les regards s’aiguisent au noir, les blancs rehaussent les âmes d’où s’échappent parfois des rubans de rêves et de sable, les perspectives vacillent, l’horizon tremble.
 
Dans le fond du tableau surgissent des décors finement ciselés – une cité lacustre, une Babylone oubliée, des labyrinthes sans fin... Campés dans ces paysages oniriques, enracinés au premier plan, les corps oblongs s’extirpent avec sensualité du bas du tableau pour se hisser vers un ciel d’éther.