Article presse Jean-louis AVRIL

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                                                                         Concerto pour une aurore  Hst 60x60

  Chant d'amour enluminé de couleurs...
 
Chevalière en quête de prouesses visionnaires D’ARMAGNAC claque fièrement dans l’air comme flamberge à ses couleurs sous le vent.

Se lançant en permanence des défis l’artiste remet donc chaque jour sur le métier, une passion qui dirige toute sa vie.

Elle n’est d’aucune Ecole, libre de tout, l’instinct suit ses rêves intemporels entre fables et chimères en prise directe avec ses joies et ses angoisses.

 

…Suivons le Fil d’Ariane où s’accrochent ses rêves quand la forme apparaît sans dessin ni dessein préalables...

Les couleurs bouillonnent en passages constants de l’andante au fortissimo quand l’émotion atteint son apogée. Il y prévaut  une intense démesure entretenue par sa sensibilité à fleur de peau.

Au jeu des circonvolutions, méandres et arabesques, les visions oniriques sont au rendez-vous là où,  seule, règne la courbe.

Féerique, fantastique cette création pure s’apparente à une odyssée, à un voyage mouvementé dans le sillage des mille et une nuits, là où les héroïnes sont des princesses parées d’habits et de bijoux aussi précieux qu’immatériels et la terre, un Eden magique et faunesque.

Son œuvre est empreinte d’une élégante sensualité au gré d’irrésistibles et envoûtantes exaltations. Volcans rouge passion, aplats mystérieux, des bleus célestes aux bleu nuit polaire, oranges vif, jaunes blonds ou safranés, bordés par le pâle céladon… Veloutée, satinée, sucrée… La matière sourd depuis l’inconscient profond de l’artiste en étranges apparitions sujettes à toutes les effervescences. Mais là, à ce stade surgit la botte secrète de D’ARMAGNAC. C’est la phase où l’aventure gravite encore sauvage sur la toile, le peintre reprend maintenant la maîtrise totale de la composition et écrit l’histoire sur la toile. Dans une magistrale symbiose entre figuratif et abstraction , glacis après glacis, elle construit l’intrigue qui nait maintenant sous le pinceau dans une écriture extrêmement précise  et recouvre partiellement le maelström de l’originelle envolée.

Après le déchainement, la violence du cataclysme de la première apparence, douceur et précision prennent le relais. Touche après touche, se précisent certains personnages juste silhouettés jusque là, d’autre restent volontairement ignorés comme esprits en errance…

Bientôt le tableau s’offre aux infinis, nuances d’une galaxie de couleurs  au cœur d’un champ d’étoiles et perles à l’orient polychrome.

A vous de voir maintenant et de découvrir vos propres rêves aux arcanes des multiples facettes proposées par chacun d’eux. Embarquement immédiat mais attention ! le retour sur la planète terre n’est pas garanti.

 Jean-Louis AVRIL  critique d’art  -  Univers des Arts  Novembre 2011

 

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