« J’ai fait des gestes blancs parmi les solitudes »(Guillaume Apollinaire- Merlin et la vieille femme - Alcools) 

 La peinture de L’ Rev nous semble se jouer sur la force poétique du blanc, de la lumière, du silence… Blanc sidéral et lumière universelle, silence des sphères et des abysses…Tentation du blanc, universelle et douloureuse pureté… haute exigence !  Blanc – luminosité, éblouissement…Et la couleur comme un embrasement. Comme une violence inassouvie, comme une libération et comme un cri premier.Comme un voile aussi, comme un filtre, comme un souffle…Explosions vertes, jaillissements rouges, fulminations bleues, chocs jaunes, déflagrations oranges, déferlements violets…Univers d’enfance du monde, de genèse marine, de soulèvement végétal…pure immobilité d’où sourd comme une rumeur enfouie, un feu obscur, une stridence volcanique, comme une lave qui couve sous la banquise et perce…L’ Rev peint l’origine, la possibilité peut-être, de la couleur. La couleur en son essentielle violence - sa chaude haleine (Suite)

La lumière jaillit de l'intérieur...