Enfant, j’ai
commencé à m’exprimer par le dessin avant de parler. Mon
évolution personnelle s’est faite à travers ma vision de l’art. Sans cesse à la recherche
du mouvement et de la lumière qui flirtent et se fondent avec les formes et les
vides, et vice-versa. La nature n’aime pas le vide, quand un espace se libère,
chaque chose se meut vers une nouvelle place. Sans mouvement et lumière, aucune
vie ne peut perdurer. C’est un
tout en osmose, ou la vision d’un monde matérialiste se fond vers l’invisible,
car il ne suffit pas de voir, mais de percevoir, de sentir, mais de ressentir.
Aux limites de la matière, notre réalité perceptive n’est plus une certitude,
elle s’évanouit, devient floue et disparaît. Savoir écouter tout ce qui nous
entoure, et surtout ces silences si riches en émotions, ouvre la porte à ce
qui, au plus profond de nous-même, nous relie (Suite)



