La croix hebdo / 2006

 
Emmanuel Berthier partage ses rêves

     Jeune artiste, Emmanuel Berthier expose ses oeuvres pour la première fois à la galeriede "la tête de l'art".Et déjà une de ses toiles est sélectionnée pour le prochain salon des artistes français au Grand Palais à Paris. Langres l'aura propulsé sur le devant de la scène parisienne.

     «Cette présentation des oeuvres d'Emmanuel Berthier s'inscrit exactement dans les status de "la tête de l'art". En effet c'est la toute première fois que l'artiste expose. C'est encore un oisillon pictural. Notre engagement associatif est de l'aider à quitter le nid de l'atelier, afin de lui faire prendre son envol en lui offrant nos cimaises comme premier perchoir artistique».

      C'est phrases prononcées par Christian-Benoît Lannes, président de l'association "la tête de l'art" lors du vernissage résonnent encore aux oreilles d'Emmanuel Berthier. «Avant ma rencontre avec Benoît, je n'avais réalisé qu'une seule toile. Pourtant, il m'a fait confiance et m'a demandé d'en préparer une trentaine en un an», se souvient Emmanuel. «J'ai toujours eu un crayon à la main, de l'encre de chine et des carnets à dessin à proximité», confie ce jeune artiste de 38 ans, dessinateur dans l'âme. Mais de là à transcrire cette expression en peinture et en couleur sur des toiles d'un mètre carré, des dessins noiret blanc de dix centimètres carré, il y a tout de même un sérieux pas à franchir ! Un challenge, qu'Emmanuel n'a pas hésité à relever. «Il n'y a finalement pas eu de coup d'essais, je me suis lancé directement à peindre sans me poser de questions », rapporte-t-il, tout étonné de son audace. «Je pars sur une idée, par exemple un thème musical, et je le mets en scène sur croquis à l'encre de chine, je finalise et seulement après, je pense à la couleur et la forme que cela aura sur la toile. Je cherche une harmonie, une complémentarité, j'épure mais pas trop », explique -t-il. Le «premier jus sera effectué avec des couleurs très dilués avant de passer à un médium plus soutenu. De telles facilités de création ne suffisent pas, il faut surtout beaucoup de travail. Emmanuel Berthier aime l'atmosphère de la nuit  « il me faut une intimité, une concentration, m'imprégner du sujet pour pouvoir me laisser aller à créer, confie-t-il. Pour moi, peindre, c'est inviter les autres à entrer dans ce monde qui n'est pas le leur. Je leur offre une partie de mes rêres». Ainsi naquit pour le plaisir des visiteurs de l'exposition de l'espace René-Lemaire, « un bestiaire imaginaire peuplé d'hybrides oiseaux trompettes, d'androgynes volatiles serpentins, d'improbables mutants aux envolées élastiques, bref de singuliers personnages mi-humain mi-bête aux nez proéminents, mais ces appendices nasaux : becs ou griffes ?»,
 décrit le président de "la tête de l'art"  Christian-Benoît Lannes a plusieurs raison dêtre satisfait. Le travail de l'artiste est à la hauteur de ses attentes, mais en plus une des toiles  d'Emmanuel vient d'être sélectionnée pour le salon des artistes français au Grand Palais à Paris. Encore sous le coup de l'émotion, Emmanuel Berthier ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Émule du peintre Paul klee (né le même jour que lui, au XIXe siècle), un peintre «du symbole» qui a réalisé plus de dix mille oeuvres petits formats, d'inspirations très diverses, Emmanuel souhaite poursuivre sa quête et la partager avec les visiteurs.
                                                                                                

                                                                                
Catherine Boussard
                                                                correspondante 
                                                                                        

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